La convention UNEDIC signée le 14 mai 2014 est déposée à la direction générale du travail depuis le 2 juin, pour un agrément de l’Etat à la fin juin. Si elle est acceptée, elle entrera en vigueur le 1er juillet 2014. C’est cette convention qui met en colère les intermittents du spectacle puisque celle-ci durcit un peu plus leur condition de travail. Pour se faire entendre, ils multiplient les actions.

Les membres de l’Etat à la porte

Les intermittents du spectacle travaillant sur le festival d’Avignon ont fait savoir par le biais de qu’ils ne travailleraient pas si un des membres de l’Etat venait assister à un spectacle donné lors du fameux festival. En 2003, le festival avait été annulé dans des conditions similaires. Dans une lettre ouverte destinée au Premier Ministre Manuel Valls, signée par plus de 60 dirigeants de théâtres et de festivals dont Olivier Py, directeur du festival d’Avignon, les intermittents demande à ce que l’accord ne soit pas agréé, ajoutant qu’ « agréer la convention en l’état relèverait d’une provocation au regard de la situation sociale de notre pays et de son niveau de chômage. Ce serait une erreur, voire une faute, à la veille des festivals d’été qui font le rayonnement international de notre pays ».

pancarte manif intermittent spectacle

Une pancarte lors de la manifestation du 20 mars 2014 © Capture Youtube

Des menaces de gréves

Alors que la saison des festivals va donc bientôt débuter, ce mouvement de grève serait une aubaine pour les intermittents. Ils pourraient se faire massivement entendre. Déjà, le spectacle d’ouverture du festival de Montpellier Le Printemps des Comédiens a été annulé. Une preuve que ces menaces ne sont pas faites en l’air. La réponse de Manuel Valls n’a pas encore eu lieu. Si la convention UNEDIC est signée, il faudra s’attendre alors à des annulations massives sur les manifestations culturelles en France.