Mercredi 7 janvier 2015, la France a connu un véritable choc. Alors que la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo était en pleine conférence de rédaction, le siège qui se situe dans le 11ème arrondissement, a été pris d’assaut par deux terroristes. C’était vers 11h30 que les deux hommes, Chérif et Saïd Kouachi se sont introduits dans les locaux, armés de fusils d’assaut.

C’est alors que les dessinateurs Cabu, Charb, Honoré, Tignous, Wilinski, la psychanalyste Elsa Cayat, et l’économiste Bernard Maris, réunis en conférence de rédaction ce jour-là, le policier Franck Brinsolaro, l’agent de maintenance Frédéric Boisseau, ainsi que le correcteur Mustapha Ourrad, Michel Renaud, invité de passage, et un gardien de la paix, Ahmed Merabet, sont tués par les agresseurs. Le bilan est alors établi à douze morts, et onze blessés, dont quatre grièvement.

Suite à ce terrible attentat, le hashtag #JeSuisCharlie arrive sur les réseaux sociaux et montre la solidarité des français face à cette épreuve. Le Président François Hollande annonce alors que la journée du lendemain, jeudi 8 janvier 2015 sera considérée comme étant « une journée de deuil national » et appelle tous les français à faire une minute de silence à midi, afin de rendre hommage aux victimes, et aux familles des victimes. Saïd et Chérif Kouachi, âgés respectivement de 34 et 32 ans, s’enfuient alors en direction de Crépy-en-Valois et Villers-Coterêt à bord d’une Clio grise. Ils sont tous deux reconnus par un gérant quand ils braquent une station essence Avia à Vauciennes pour faire le plein et voler de la nourriture. Un plan Vigipirate est ensuite mis en place dans toute la Picardie et dans l’Aisne.

L'image et le hashtag #JeSuisCharlie fait le tour du monde

Je Suis Charlie © Twitter

Le lendemain, vendredi 9 janvier, vers 8h, les deux frères Kouachi volent une Peugeot 206 à Montagny Sainte Félicité, dans l’Oise. Une course poursuite s’engage alors entre les gendarmes et les hommes sur la RN2. Mais ils tombent sur une patrouille de gendarmes à Dammartin en Goële, en Seine et Marne. Des tirs sont échangés et Chérif Kouachi est légèrement blessé à la gorge par un « tir de riposte » d’un gendarme. Les frères Kouachi se retranchent ensuite dans une imprimerie, rapidement encerclée par les forces de l’ordre, dont le GIGN, appuyé par le RAID.

Parallèlement, vers 13h, une deuxième prise d’otages s’effectue au même moment. Menée par Amedy Coulibaly, ainsi que sa compagne Hayat Boumediene. Il prend alors une dizaine de personnes en otage dans un supermarché casher, aux portes de Vincennes. L’homme de 32 ans demande alors la libération des frères Kouachi et admet s’être synchronisé avec eux. Quatre personnes ont perdu la vie durant cette prise d’otages.

Vers 16h55, les premiers coups de feu retentissent à Dammartin en Goële. Les deux frères sortent de l’imprimerie et sont abattus par le GIGN. Quant à Amedy Coulibaly, les forces de l’ordre interviennent vers 17h05, il sort du supermarché et se fait fusiller par le RAID. Les trois terroristes sont morts.

Le dimanche 11 janvier, François Hollande appelle les français à manifester place de la République. Plus de 3,5 millions ont défilé dans toute la France, dont 1,5 millions à Paris. Cinquante chefs d’Etats de différents pays ont fait le déplacement afin de marcher aux côtés de François Hollande et les Français, dans cette marche pour la liberté d’expression, et en hommage aux personnes tuées durant les derniers jours.